Une nouveauté dans l’espionnage industriel : le rapt de portable 

 
Le patron de la société Qualcomm s'est fait voler son ordinateur portable avec toutes ses informations confidentielles   

Irwin Jacobs peut être inquiet. Le 16 septembre, après être intervenu dans une conférence à Irvine en Californie, le directeur de la compagnie Qualcomm s’est fait dérober son portable, un ThinkPad d’IBM. Ce n’est pas le vol d’un ordinateur de valeur qui embarrasse la compagnie mais plutôt le fait que l’ultra portable renferme quelques megabytes d’informations confidentielles. D’après le Wall Street Journal, le portable contiendrait des informations privées sur l’histoire de la société, une base de données financières et une messagerie pleine de contacts d’intérêt primordial. La police d’Irvine mène actuellement l’enquête. Si c’est la première fois qu’un dirigeant de Qualcomm est victime d’un rapt de portable, la mésaventure n’est, en fait, pas si rare. Plusieurs autres entreprises ont déjà vécu le même cauchemar, mais, selon divers services privés de sécurité américains, le problème essentiel, viendrait de la sécurisation insuffisante des hôtels. "J’ai des clients dont la chambre d’hôtel a été fracturée uniquement dans le but de leur dérober leurs ordinateurs", atteste Richard Heffernan, un consultant en sécurité, cité par le Wall Street Journal. En attendant, le moyen le plus simple d’éviter tout ennui, reste de ne pas quitter son ordi des yeux, voire de s’enchaîner au précieux objet. C’est d’ailleurs la consigne que beaucoup d’entreprises donnent aujourd’hui à leurs employés.  
 

 

Source: The Wall Street Journal (20/09/2000)