SOMMAIRE DES ANALYSES

 

Intelligence économique, compétitivité et cohésion sociale : au mois de janvier 2003, le Premier ministre Jean-Pierre Raffarin a demandé à Bernard Carayon de "dresser un état des lieux sur la façon dont notre pays intègre la fonction d'intelligence économique dans son système éducatif et de formation, dans son action publique et au sein du monde des entreprises" et de formuler des recommandations visant à valoriser cette fonction. Ce rapport rend compte du travail accompli et présente une série de 38 propositions (définir le "périmètre stratégique" de la performance globale de la France, favoriser les "guichets uniques de l'information", conforter la DST dans son rôle majeur en matière économique, créer un droit du secret des affaires, à caractère civil et/ou pénal, créer un centre d'analyse et de prévision interministériel...).

Entreprises et intelligence économique : Quelle place pour la puissance publique ? La définition de l'intelligence économique a été rappelée dans une introduction beaucoup plus longue que de coutume, ce qui a permis de consacrer l'essentiel du rapport à la recherche des réponses à la question posée : quelle place pour la puissance publique ?Il est également apparu indispensable de projeter la réflexion dans l'histoire, tant il est vrai qu'il s'agit d'une notion fort ancienne, ce qui a pour conséquence de susciter d'autres interrogations : pourquoi est-elle si peu connue et donc si peu pratiquée par les acteurs économiques ? Pourquoi l'État se pose-t-il, par la voix de l'IHESI, la question de son propre désengagement, au moment où le gouvernement semble prendre conscience de la situation en missionnant le Député Bernard CARAYON ?

Intelligence économique, un guide pour débutants et praticiens: en 2001 et 2002, la Lorraine a été très active dans le Projet européen CETISME (Co-operation to promote economic and technologic intelligence in small and medium-sized enterprises). Le projet a été mené par la Lorraine, Madrid (Espagne), West Midlands (Royaume-Uni) et la Toscane (Italie). Il a notamment permis la publication d’un guide sur l’Intelligence économique, qui s’adresse autant aux débutants qu’aux praticiens dans ce domaine. Ce guide présente les différentes définitions, usages et pratiques de l’Intelligence économique dans diverses régions européennes. Il propose également de nombreux exemples pour la mise en œuvre de l’Intelligence économique dans les entreprises ou les institutions.

Renforcer le "lobbying" des entreprises françaises à Bruxelle: le lobbying est un concept à la mode, utilisé de manière récurrente, sans pour autant que ses contours en soient clairement définis. La menace est grande de voir en France amalgamer la notion de lobbying aux groupes contestataires ou à des pratiques illicites - suite, notamment, aux événements de Seattle -, alors qu’il s’agit d’une simple expression de la démocratie qui, en tant que telle, mérite d’être encouragée. Alors que les Français entretiennent avec le lobbying un même rapport inquiet et de pudeur qu’avec l’argent, les cabinets américains sont omniprésents à Bruxelles.

Benchmarking des paratiques d'IE: cette étude a pour but de détecter les meilleures pratiques de veille et d'intelligence économique en entreprise. Des responsables de la veille ou de l'intelligence économique (IE) de plus de vingt entreprises ont été interviewés sur leurs pratiques. Chaque interview a donné lieu à un compte rendu. Le corps central de cette thèse est constitué des ces comptes rendus d'entretien. La synthèse reprend les idées principales, dont je vous présente ci-dessous les points majeurs : 1/ la direction générale doit apporter son soutien à toutes actions d'IE; 2/ les outils informatiques ne sont que des supports; 3/ le travail de veille n'est pas assez valorisé. Il ne repose souvent que sur la motivation de ceux qui ont conscience de son importance; 4/ le facteur humain est déterminant pour la mise en place et l'animation d'une structure d'intelligence économique.

Dispositifs de capitalisation des connaissances: les observations et analyses effectuées dans cette étude distinguent le management de l'information d'une part, et le management des connaissances d'autre part. Ces deux notions sont très proches et utilisent des fondements communs. Les observations effectuées montrent quelles pratiquent sont mises en place en entreprises, individuellement et collectivement, au niveau informationnel. L'activité de capitalisation des connaissances est abordée sous l'angle des outils de capitalisation.

Le système Echelon: (une nouvelle donne dans l'espionnage électronnique): dans une missive envoyée à The Wall Street Journal, le 22 mars 2000, l'avocat et ancien directeur de la Central Intelligence Agency (CIA), R. James WOOLSEY , déclarait sans ambiguïté: «Oui chers amis du continent européen, nous vous avons espionnés». Cette affirmation venait confirmer ce que d'autres sources avaient déjà mis en lumière, à savoir l'existence du réseau d'écoute électronique Échelon. Cette révélation-choc d'un ancien acteur important de la s écurité et du renseignement aux États-Unis a mis à l'avant-scène deux séries de problèmes de plus en plus aigus dans le nouvel ordre international de l'après-guerre froide: l'empiétement sur la vie privée des citoyens, en raison des impératifs de la sécurité nationale des États par l'écoute électronique ainsi que l'importance de plus en plus grandissante pour les agences du renseignement de l'espionnage économique.

L’apport de l’Histoire dans l’analyse: qu’il s’agisse d’obtenir une image globale ou bien de mettre certains éléments en perspective, l’analyste en intelligence économique fait souvent appel aux méthodes utilisées en histoire sans même s’en rendre compte. Il est vrai que ces dernières peuvent s’avérer très utiles au spécialiste de l’intelligence économique. Or, s’il est judicieux d’emprunter ses méthodes à la discipline historique, il est parfois dif-ficile pour l’analyste de se concentrer sur ce qui devrait être l’objet de son travail, c’est-à-dire la prospective, et de sortir de l’analyse historique pour produire un document d’aide à la décision opérationnel.

Crime informatique et cyber guerre: "la lutte contre la criminalité informatique est difficile. Il est évident que les lois doivent être ajustées et que l'entente internationale constitue une étape indispensable pour améliorer l'efficacité des mesures prises ici et là. Le chemin sera long mais il faudra bien un jour se décider enfin à se donner les moyens durables capable de durcir un bouclier de défense adapté pour faire face éfficacement aux glaives de plus en plus acérés du crime organisé."

Droit de la cryptographie (une approche pour la protection de l'information sur l'Internet): "dès que les échanges d'information apparurent, le cryptage est devenu le plus sûr moyen de s'assurer du secret entre deux personnes ou deux groupes de personnes, contre les tiers. Notre sujet est relatif à la cryptologie (...): ce terme peut être assimilé à la "science du secret" ou à l'art de de coder un message de façon à le rendre incompréhensif sauf pour sondestinataire." (PDF de 1,24 mo)

L’espionnage industriel au coeur de la guerre mondiale du renseignement économique: la créativité et l’innovation sont des atouts fondamentaux des entreprises jetées dans le conflit mondial. Ces dernières doivent, pour assurer leur survie, se tenir constamment à l’affût de la nouveauté. Dans ce contexte, les systèmes d’informations apparaissent comme un facteur décisif de la guerre technologique et industrielle. Cependant, l’analyse de la menace économique et de ses pratiques révèle le risque de généralisation d’un nouveau cancer : l’espionnage industriel. Ce phénomène connaît une ampleur sans précédent depuis quelques années et la négation de cette activité, souterraine mais extrêmement bien organisée, peut coûter cher aux entreprises et aux nations.

La menace des attaques informatiques: Evidian, société qui édite des logiciels d’administration sécurisée, vient de publier une étude réalisée auprès de 250 entreprises européennes portant sur leur niveau de sécurité informatique. Les entreprises européennes sont particulièrement vulnérables aux attaques, notamment aux attaques internes : sabotage, escroquerie, espionnage, terrorisme. Si les entreprises européennes ont un niveau de sécurité externe, c’est-à-dire face aux agressions externes, en rapide croissance, il n’est pas encore suffisant.

L'apport de l'information au sein de l'entreprise: les entreprises doivent aujourd'hui être vigilantes, constamment attentives aux mouvements de leur environnement et la veille est " une systématisation du processus de repérage, de validation, d'analyse, de synthèse et de diffusion de l'information utile ". Selon Michael Porter, en 1980, l'activité de surveillance et d'analyse des activités des compétiteurs est le rôle premier des entreprises meneuses. Or lorsque l'on observe les entreprises, on s'aperçoit qu'elles ont une connaissance plus ou moins approfondie de ce qui les entourent et les influencent.

La gestion de l'information stratégique aux États Unis: un mémoire de DEA d'une trentaine de pages sur les organes de renseignements américains. C'est une synthèses (avec beaucoup de "copier-coller") ce ce que l'on peut trouver sur Internet en français. C'est toujours intéressant pour se faire une idée de l'état de l'art en la matière. Il existe également une présentation en PDF que nous vous conseillons de télécharger en raison de son poids.  

L'Intelligence Économique: sous l'effet de la mondialisation et de l'explosion des technologies de de l'information et de la communication, en particulier de l'internet, les entreprises sont désormais confrontées a une information surabondante. Comment, dans ce flot d'informations, choisir et trouver rapidement la plus utile et la plus pertinente? Face à cette situation, les entreprises, encouragées par l'État, ont peu à peu intégré l'intelligence économique dans leur stratégie générale.  

Créer une société plus sûre en renforçant la sécurité des infrastructures de l'information et en luttant contre la cybercriminalité: le rapport de la Commission fait le point sur les progrès accomplis depuis 1999, et annonce les mesures prises aujourd'hui. La Commission rappelle que des définitions relatives aux crimes informatiques sont actuellement à l'étude afin d'être acceptables par tous les membres de l'Union Européenne. Dans le rapport, deux types de propositions sont formulées : les propositions législatives et les propositions dans d'autres domaines. Un lourd programme...  

Guide de la sécurité des systèmes d'information: l'accès, par Internet notamment, à une masse en forte croissance d'informations scientifiques actualisées en temps réel ainsi que la possibilité de la traiter automatiquement, permet à nombre d'organisations, officielles ou privées, de disposer d'indicateurs sur l'émergence de l'innovation et ainsi de mieux orienter leurs recherches. L'innovation scientifique et technologique est donc devenue l'enjeu d'un marché stratégique de la connaissance où il n'y a guère d'amis ou d'alliés.  

Les nouvelles stratégies d'influence: un nouveau mémoire sur l'Intelligence Économique et Stratégique qui renouvelle le genre. Ce travail, très théorique, présente l'Intelligence Économique sous un angle réellement offensif: il dépasse la simple notion de veille réactive qui est malheureusement trop souvent ce à quoi se résume cette discipline. La dimension "Infoguerre" est présente tout au long de ce travail: l'information n'est ainsi plus vécue comme une fatalité... mais bien comme un atout pour celui qui choisira de la comprendre avant de la maîtriser pour la défense de ses intérêts!  

Les systèmes de surveillance et d'interception électroniques pouvant mettre en cause la sécurité nationale: à la suite de la parution de plusieurs rapports du Parlement européen sur le réseau Échelon et d'interrogations de l'opinion publique reflétées par la presse à l'automne 1999, la Commission de la Défense nationale a décidé, le 29 février dernier, de confier à un de ses membres un rapport d'information sur les « systèmes de surveillance et d'interception électroniques pouvant mettre en cause la sécurité nationale ». La Commission a également décidé d'associer aux activités du rapporteur d'information un groupe de travail dans lequel chaque groupe politique serait représenté... Le fameux "Rapport Échelon" de l'Assemblée Nationale!

Renseignement et sécurité dans l'âge de l'information: les défis du Québec: je n'apprendrai rien à personne en vous disant que nous somme entrés depuis quelques années dans une nouvelle ère que certains spécialistes appellent la "Société de l'Information", ou "l'Age de l'Information" ou encore la "Société globale" ou "l'Ère du Savoir" ou, pour faire revivre une vieille expression chère au regretté professeur torontois Marshall Mac Luhan, le "Village Global". A n'en point douter, il s'agit, dans les faits d'une véritable révolution aussi importante que celle qui a vu l'humanité passer de l'âge de l'agriculture à l'âge industriel. Comme toute révolution, ce phénomène, que le futurologue américain Alvin Toffler appelle la "Troisième vague", entraîne avec celle des changements dont nous commençons à peine à réaliser l'ampleur. Nous savons cependant que ces changements sont profonds, structurels, fulgurants et mondiaux.  

Terrorisme informatique : Quels sont les risques ?: notre société est de plus en plus dépendante de l'informatique. Où que vous soyez, quoi que vous fassiez, vous risquez d'avoir affaire, directement ou indirectement à un ordinateur. Lorsque vous payez avec votre carte de crédit, réservez une place dans un avion, placez de l'argent sur votre compte en banque et même lorsque vous passez un simple coup de téléphone, c'est un ordinateur qui, finalement, s'occupe de vous. De temps en temps, la presse dévoile aux yeux du public que des pirates informatiques se sont introduits dans tel ou tel système, ont volé des centaines de numéros de cartes de crédit, peuvent consulter et modifier le contenu de votre compte en banque ou se baladent dans les ordinateurs de l'armée. On nous apprend aussi que des virus informatiques circulent d'ordinateurs en ordinateurs en attendant l'instant où ils vont détruire le contenu de nos disques durs. Que se passerait-il, si une organisation ou un gouvernement réunissait les compétences de ces pirates isolés pour mener une action de grande envergure contre un État?  

L'intégration d'Internet en tant qu'outil de veille dans une entreprise internationale: les entreprises du XXI e siècle voient leur environnement changer sans cesse, leur demandant continuellement de s'adapter aux nouvelles exigences de celui ci. Cependant, indépendamment des investissements nécessaires, il faut tout d'abord que ces acteurs comprennent ces changements. A l'échelle nationale, il est assez difficile de poursuivre son activité et d'avoir suffisamment de recul pour prendre en compte ou anticiper ces mutations ; à l'échelle internationale, ceci s'avère quasiment impossible. La mondialisation des échanges, le développement des modes de communication et les nouveaux modèles d'organisation, complexifient la compréhension et l'insertion dans l'environnement des différents acteurs économiques mondiaux. Aussi ne pouvons nous pas nous même utiliser ces nouveaux éléments pour répondre à ces changements.... Nous allons donc étudier ici, un des moyens pouvant être utilisé en tant que tel et voir comment il est possible « d'intégrer Internet en tant qu'outil de veille dans une entreprise internationale ».  

Information et Internet: Enjeux et Dangers: Internet est souvent considéré comme une poubelle où chacun dépose, plus ou moins en vrac, ce qu’il veut. Pour d’autres, c’est le lieu de tous les dangers et de tous les vices. En résumé, Internet n’est pas un outil sérieux, n’est même pas un outil. D’ailleurs, avec la meilleure volonté du monde, si on accepte de s’y mettre, les désagréments se multiplient. D’abord trop d’information noie l’utilisateur, avant de tuer l’information. De plus l’information que l’on cherche et que l’on sait exister n’est pas toujours accessible. Enfin si on trouve quelque chose, rien ne nous prouve qu’il n’existe pas une version plus récente ou que l’on n’est pas victime d’un manœuvre de désinformation, volontaire ou non. Pourtant, des ouvrages, des articles, des revues et des logiciels ne cessent de voir le jour. C’est bien la preuve de l’existence d’une demande non encore épuisée. Des « gens » se servent du World Wide Web…Pour le prouver, cette étude ne sera faite qu’à partir d’informations trouvées sur Internet… et en français qui plus est.